Flickr: autour des photos, le jeu de société

Publié le 12 décembre 2006 (modifié le 4 décembre 2008) par Erwan

Capture d’une page de la plateforme Flickr.com (détail).Sur Flickr, les compétences photographiques sont une chose. Mais ce qui compte avant tout, c’est la sociabilité de l’utilisateur… et sa capacité à tirer parti de ce site ludique pour influencer les autres.

Un service fascinant

Nombreux sont les internautes qui connaissent Flickr.com, ce portail de stockage et de partage d’images créé en 2004. Ce site est l’un des emblèmes de ce que certains ont convenu d’appeler le « Web 2.0 Â».

À l’occasion d’une interview datant de septembre 2006, ses cofondateurs Caterina Fake et Stewart Butterfield ont rendu fièrement compte du succès exponentiel de Flickr :

« En juillet dernier, nous recensions 19 millions de visiteurs uniques par semaine. Actuellement, près de 5 millions d’utilisateurs ont un compte Flickr, contre seulement 300 000 en mars 2005, lors du rachat par Yahoo!. Environ 1 million de photos sont mises en ligne chaque jour et viennent enrichir les 250 millions déjà visibles sur le site. Â»

Flickr fascine les internautes, les photographes, les journalistes, les chercheurs… Pour André Gunthert, maître de conférences à l’École des hautes études en sciences sociales, historien de la photographie et rédacteur en chef de la revue Études photographiques), Flickr « est une formidable école de photographie, où l’on voit les photos des autres, où l’on est sollicité pour les commenter et dont la conséquence est la naissance d’un esprit d’émulation qui fait, pour ceux qui jouent le jeu, qu’on cherche à améliorer la qualité des images qu’on produit. Â» [1].

Soit, mais il ne faudrait pas se méprendre : la photographie n’est sur Flickr qu’un prétexte à interactions sociales [2], dont l’objet n’est pas nécessairement de faire des progrès en photographie.

Jouez à avoir du succès…

En fait, Flickr est un jeu de société en ligne. André Gunthert le sait bien. Il a écrit une présentation du livre How to use Flickr, The Digital Photography Revolution (paru au début de l’année), dans laquelle on apprend que « la société mère, Ludicorp, était initialement dédiée au développement d’un jeu en ligne multi-utilisateurs, The Game Neverending, au sein duquel Flickr apparut d’abord comme une fonction accessoire Â».

Bien au-delà du stockage et de l’exposition d’images, l’intérêt véritable de ce jeu, pour nombre d’utilisateurs, est l’acquisition et le maintien d’une certaine notoriété. Et dans ce jeu, le perfectionnement photographique n’est au mieux qu’un des moyens du succès. À lui seul, il est insuffisant… voire superflu.

Pourquoi ? Les détenteurs d’un compte Flickr sont, pour une immense majorité, des photographes amateurs. Le statut ambigu de « pro Â», que l’on acquiert lorsque l’on achète pour 25 dollars l’an un compte aux propriétés étendues, ne fait pas longtemps illusion. Les images et la façon même dont certains se présentent sont là pour attester que leurs connaissances en technique photographique sont souvent minces, tout comme leurs références artistiques. Et pour cause(s).

Selon Ansel Adams (1902-1984), célèbre photographe américain plutôt technophile, « toute la photographie est basée sur les principes de l’optique et de la sensitométrie, plus on en sait, plus les résultats sont consistants Â». Aujourd’hui, l’évolution technologique ne dispense-t-elle pas de plus en plus le commun des mortels de connaître la technique ? Quant à l’art, l’enseigne-t-on encore beaucoup, où qu’on se trouve en ce monde ?

… sans être nécessairement un bon photographe

Tout cela est loin d’être inutile, bien sûr. Mais on peut parfaitement tirer son épingle du jeu sur Flickr avec des bagages technico-artistiques assez légers. Être original, un peu surprenant, c’est déjà beaucoup. Sans même cela, faire une photo en mode “tout automatique” d’un beau paysage, de sa copine sexy ou d’un enfant attendrissant peut suffire à attirer les foules. Et de toute façon, ce service ne connaîtrait pas un tel succès s’il ne concernait que l’élite mondiale de l’art en général et de la photographie en particulier.

La réussite de Flickr s’appuie sur le fait que la photographie numérique, tout comme Internet, est à portée de bourse et de compétences d’un nombre significatif de terriens. Il est peut-être désormais presque aussi facile de prendre une photo correcte et de la mettre en ligne (surtout sur un site comme Flickr) que d’écrire un billet sur un blog sans faire de faute d’orthographe. Il me semble même moins nécessaire d’avoir une idée, même vague, pour faire une photo que pour créer un texte ! La retouche de photos est elle aussi plus facile d’accès, grâce à l’évolution de logiciels souvent fournis avec les appareils numériques.

Élaborer et mettre en oeuvre sur Flickr une stratégie de valorisation de ses images est un jeu technico-social complexe, qui dépasse largement la question de la qualité des photos.Il va sans dire qu’espérer progresser en photographie, en découvrant des images de néophytes et en dialoguant avec une communauté peu experte relève pour une large part de la chimère, à moins d’être très sélectif dans son utilisation. Et dans le fond, il est même concevable de ne pas trop ressentir le besoin de progresser en photographie dans un tel univers numérique.

En revanche, grâce à Internet et à Flickr, vous avez sous la main un outil technique fabuleux, avec lequel vous pouvez jouer à avoir de l’influence auprès d’une vaste communauté d’individus parfois avide de compagnie numérique.

Comment utiliser l’« interestingness Â» ?

Sur Flickr, nous avons donc affaire à un public d’éditeurs et/ou d’amateurs d’images d’origines géographique, culturelle et socio-professionnelle très variées. Voilà qui est déjà passionnant, mais ce n’est pas tout. Flickr peut être considéré comme le plateau d’un jeu que l’on ne voit jamais intégralement. Ou, si vous préférez, comme un labyrinthe de pages, d’espaces et de fonctionnalités multiples dont on ne détient pas toutes les clés. Élaborer et mettre en oeuvre sur Flickr une stratégie de valorisation de ses images est un jeu technico-social complexe, qui dépasse largement la question de la qualité des photos.

Au coeur du système Flickr, nous trouvons la notion d’« intérêt Â» (interestingness), une fonctionnalité qui permet de mettre en exergue certaines photos. Voici ma traduction d’une partie de la maigre présentation qu’on peut en lire :

« Il y a beaucoup de choses qui font qu’une photo est ‘intéressante’ (ou pas) sur Flickr. D’où viennent les visiteurs (clickthroughs) ; qui la commente et quand, qui la marque comme favorite ; ses mots-clés et bien d’autres choses qui changent perpétuellement. L’intérêt change avec le temps, au fur et à mesure que des photos et des histoires sont ajoutées sur Flickr. Â».

Bref, qu’est-ce au juste qu’une image « intéressante Â» sur Flickr, qui nous impose au passage sa version par la technique sans pour autant nous la présenter vraiment ? C’est un peu comme l’algorithme mis au point par Google pour afficher ses résultats : on n’en a pas une vue très claire. Ce qui n’empêche pas de nombreux internautes d’y avoir recours, y compris moi-même, acceptant tacitement de prêter le flanc aux manipulations. Voilà un jeu bien étrange dont on ne connaît pas clairement les règles.

Ce qui est clair, au moins, c’est qu’une image n’est pas qualifiée d’« intéressante Â» directement, sur la base de critères artistiques ou techniques, mais en fonction de l’activité des utilisateurs autour de ladite image. C’est le temps passé sur Flickr, votre sociabilité, votre présentation de vous-même et de vos photos, ainsi que votre capacité à générer un certain trafic autour de vos images qui comptent, et cela change tout.

Des choix techniques vous sont imposés mais ils s’appuient sur l’activité des utilisateurs. Si vous savez influencer des utilisateurs peu experts, vous savez mettre ces utilisateurs et la technique à votre service. Voilà, en deux mots, le principe du jeu en ligne Flickr. Mais bien sûr vous pouvez utiliser Flickr plus naïvement, sans jouer à ce jeu-là !

Une interface qui peut masquer certaines qualités

Et puis vos progrès en photographie, il y a de quoi se dire que les auteurs de Flickr s’en moquent comme de leur première diapo. Remarquons que Flickr n’aide pas vraiment ses utilisateurs à acquérir des bases plus solides, en ouvrant par exemple un espace éducatif « technique photo Â». Ce soin est laissé aux quelques utilisateurs plus experts, qui dispensent leurs conseils ça et là. Quant à vous proposer une bibliothèque de liens externes, vous n’y pensez pas : on vous tient, on vous garde !

Mieux, dans une certaine mesure certaines qualités d’une image sont de moindre importance sur Flickr. Au cours de notre navigation par exemple, nous voyons de nombreuses images uniquement sous la forme de vignettes carrées : favoris, présentation d’un « set Â», calendrier… N’est-ce pas, d’une certaine façon, se moquer du travail du photographe que de le laisser d’abord à voir par un « trou de serrure Â» ? Il y a certes un côté pratique indéniable côté internaute, mais sûrement aussi quelques leçons à tirer de ce simple constat par l’auteur-éditeur.

Pour être vu, est-il nécessaire de soigner la composition de ses images, très souvent plus horizontales que verticales (ou l’inverse), et saccagée par ce principe de vignette carrée ? Et ne parlons même pas des photographies panoramiques… La composition, ce paramètre souvent fondamental dans la qualité artistique d’une image, apparaît secondaire sur Flickr (ou privilégie étrangement les rares producteurs de photos au format carré…).

Une conséquence de ces vignettes carrées, pour qui souhaite jouer vraiment à Flickr, est de devoir privilégier plutôt des images ayant d’autres qualités (telles les couleurs, sur ces pages très blanches…), faute de pouvoir mettre en avant leur composition.

Amorce de mode d’emploi pour Flickrnaute ambitieux

Flickr rend tangible le fait que l’art est loin de se résumer à la production et à la mise en ligne d’images belles, ou intrinsèquement intéressantes ; il faut savoir créer de l’agitation, du buzz comme on dit aujourd’hui, autour de ses images.

Nous l’avons souligné, le titulaire d’un compte n’est pas nécessairement un expert, et l’aide de Flickr dans la sélection et l’évaluation d’une image s’avère limitée. Flickr est donc par excellence un endroit où on laisse surtout libre court à sa subjectivité (« j’aime Â» ou « je n’aime pas Â»), à la portée de tous, et où le clic est plus ou moins livré au « hasard Â». En tant qu’auteur-éditeur de vos images (ou de celles d’autrui), il vous appartient de trouver comment tirer au mieux votre épingle de ce jeu…

Quelques pistes. Soignez votre présentation et ne négligez pas l’importance de votre buddy icon. Faites-vous faire des testimonials, par des contacts bien choisis. Sachez vous montrer modeste. Montrez-vous néanmoins intelligent et cultivé, en un mot fréquentable. Légendez vos photos (une autre incitation au clic). Soyez sociable. Visitez abondamment les images des autres. Soyez généreux en compliments (mais veuillez à bien choisir les images louées, il se peut que cela ait son importance). Suivez les réponses que l’on vous fait, sous vos images ou sous celles d’autrui, et répondez-y autant que possible. Abonnez-vous aux pools (groupes) les plus populaires, faites en sorte de créer du trafic en participant à des groupes d’évaluation d’images, qui génèrent non seulement des visites, mais aussi des notations donc des commentaires sous vos images. Mettez des mots-clés (tags) judicieux sur toutes vos images, notamment des mots anglais. Utilisez abondamment des mots-clés qui témoignent que vos images sont vues (« topv Â»), et appréciées (« topf Â»). Soignez le rythme de publication de vos nouvelles images (inutile d’en publier trop d’un coup, surtout si elles sont bonnes, ce serait gâcher…). Regardez ce qu’ont fait autour de leurs images ceux qui ont été jugés dignes d’intérêt. Enfin, last but not least : si vous voulez passer pour être un bon photographe… soignez votre Anglais !

Très franchement, je ne sais pas plus que vous si tous ces aspects sont pris en compte à coup sûr par la fonction interestingness (!), mais je suis sûr que nombre d’entre eux serviront les utilisateurs autant sinon plus sur Flickr que leur talent de photographe. Naturellement, quelques conseils liés directement aux images ne peuvent être complètement inutiles : sur la forme, mettre l’accent sur les couleurs et notamment les couleurs vives. Sur le fond, s’efforcer d’être créatif, imaginatif, si possible drôle, plus que techniquement parfait. Mais n’en doutons pas, bien plus que le photographe de talent, c’est probablement le bon “flickrnaute” qui est jugé digne d’interestingness.

Personnellement, il m’arrive de jouer à Flickr, parfois. Mais je manque de temps, et sans doute aussi de sociabilité et de cynisme, pour y jouer à fond… [3]


Notes :
  1. Source : Internet actu [constat de lien mort au 20/04/2008]. [retour]
  2. (Ajout, 27/02/2007) Le lecteur pourra consulter sur ce blog un article composé de deux billets postés quelques temps après celui-ci : “Flickr et son interestingness: jeu de dupes?”. Cet autre article est un approfondissement de la réflexion entamée dans le présent billet, réflexion qui m’amène à envisager les images de Flickr différemment que comme de simples “prétextes” à interactions sociales. Ce repentir ne rend cependant pas caduque le reste du présent billet. [retour]
  3. (Ajout, 26/03/2007) À lire sur le site ecran.fr, le billet “Web 2.0 : le règne de l’individualisme social”, par Didier Heiderich (19/03). Extrait : “Même si les histoires collectives sont nombreuses et les contre-exemples innombrables, l’explosion du nombre de blogs démontre la tentation narcissique qui règne sur le réseau, avec pour miroir le compteur des liens, des commentaires et des votes. Les YouTube (slogan : « Broadcast Yourself Â»), Digg (« User-powered content Â»), Viadeo (« Gain more visibility Â») et autres Flickr ne sont-ils pas finalement des accélérateurs de compétition autant que des sphères de partage ?”. [retour]

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8 commentaires sous ce billet :

  1. Emane le 18 décembre 2006, 10:01 :

    On parle de photographie, on devrait parler d’images. Tout le monde peut créer des images sans devenir photographe, tout le monde écrit mais n’est pas écrivain. Le numérique est assez déprimant, finalement… [repost]

  2. Erwan le 18 décembre 2006, 11:45 :

    On devrait surtout parler d’images car il est vrai que Flickr ne fait pas que montrer des photos. Il y a aussi des dessins, des peintures… Le fait que certaines de ces productions soient numérisées au moyen d’un scanner - ce qui peut s’apparenter une “prise de vue” numérique - ne doit pas faire oublier les images créées sur l’ordinateur, ou encore les photographies abondamment retouchées, intégrées à un oeuvre plus globale, jusqu’à ce qu’on ne puisse plus les considérer comme de simples photographies. J’ai hésité à préciser ce point dans le billet (déjà long) ci-dessus, vous me donnez l’occasion de le faire ici.

    Pour ce qui est de confier la production d’images ou de textes numériques aux seuls photographes ou écrivains, je dois dire que je ne suis pas du tout de votre avis. Je ne suis ni écrivain ni photographe et je suis bien content de pouvoir tout de même rédiger des textes sur ordinateur et les mettre en ligne, de pouvoir faire des images avec un appareil numérique et les mettre en ligne. Confier le numérique aux seuls professionnels (si tel est bien le sens de votre propos), c’est ça qui serait déprimant :-) [repost]

  3. Grosse Fatigue le 19 décembre 2006, 15:44 :

    Faudrait surtout que les mitrailleurs tous azymuts se mettent à apprendre les arts et techniques plutôt qu’à appuyer sur le bouton électronique qui fait crac-boum-uh ! Ça aurait un peu plus de gueule ! Alors le numérique, dans tout ça, c’est plutôt crac-boum-uh comme je le disais à l’instant. Pour les écrivains, bah, faut savoir causer… [repost]

  4. Erwan le 19 décembre 2006, 20:17 :

    Ce serait une bonne chose si une initiation - ne serait-ce que ça - à l’art et à son histoire faisait partie des figures imposées de l’éducation pour tous. Ce serait bien aussi si on donnait à tous les jeunes une formation de dactylo, tout bêtement. Je pense que ce n’est pas bien lourd pédagogiquement parlant et ça les aiderait vraiment, devant un écran, à taper vite au clavier et à faire moins de fautes.
    Mais même avec tout ça, je ne me fais pas d’illusion. Il y aura toujours des sites plus ou moins bien conçus, plus ou moins agréables à regarder… et à lire. Je mets cependant au-dessus de tout le droit, la liberté des uns et des autres à s’exprimer, avec les moyens dont chacun dispose… ;-) [repost]

  5. rastacahuett le 20 septembre 2007, 15:55 :

    Excellent article. Je suis une flickrienne qui a failli ,s’est laissée prendre en fait,par cette course à la popularité moyennant beaucoup de travail,devant “commenter” x photos pour avoir une chance d’être “commentée” à mon tour,et sauvée par ma paresse naturelle et un certain degré de lucidité,j’ai vite abandonné.
    Flick est un monde comme un autre,et dans ce monde il y a aussi des gens dont l’unique interêt est la photographie,non pas une pseudo reconnaissance de pacotille.

  6. Erwan le 20 septembre 2007, 16:31 :

    Merci rastacahuett du compliment, et de votre témoignage. Nous sommes bien d’accord : tout le monde ne se pique pas au jeu de l’interestingess, tant s’en faut, et utilise Flickr tout à fait autrement (au passage, la “naïveté” dont je parlais dans mon billet n’était sans doute pas la formule la plus appropriée).
    Pour mieux comprendre encore cette dimension ludique et ses objectifs (supposés), je ne saurais trop vous conseiller de lire les billets dont je parle dans la première note de bas de page et qui sont à considérer comme une suite, un approfondissement :
    http://www.iconique.net/flickr.....-dupes-12/
    Vous pouvez aussi jeter un oeil à un jeu assez comparable chez Google (comparable car incitant à l’indexation d’images, que j’ai découvert plus tard), Image Labeler :
    http://images.google.com/imagelabeler/

  7. graigue le 17 juin 2008, 12:54 :

    pour ma part, j’avoue modestement avoir progressé dans ma pratique de la photo, de la creation d’images, et de la manipulation de Photoshop !
    Et surtout je pense avoir affiné ma facon de voir, de ragarder les objets, les angles, les couleurs, les nuages, la nature… Je me suis aiguisé le sens de la vue ! ; )
    (et j’ai enrichi une entreprise avec mon contenu, en regardant le contenu des autres -mis a disposition gratuitement-, et en payant un abonnement internet et un compte Flickr !)

  8. Erwan le 17 juin 2008, 13:12 :

    Merci de votre témoignage, Graigue. Vous l’avez compris, le propos n’était pas de tirer à boulets rouges sur Flickr dans son ensemble, qui demeure une plateforme intéressante à plus d’un titre, mais d’en pointer certaines limites, ou certains travers…

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